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 Article n° 2992 | Edition n° 72 | 2010

Sur les pas du thermomètre médical

L’origine du thermomètre médical remonte au 16e siècle. L’ancêtre du thermomètre, le thermoscope, a été inventé en 1593.

Bien que l’on attribue souvent la paternité du thermomètre à Galileo Galilei, dit Galilée, il n’existe aucune preuve formelle allant dans ce sens. A cette époque, en effet, le phénomène de la température focalisait l’attention d’un bon nombre de scientifiques, tant au nord qu’au sud des Alpes.

Un médecin italien, Santorio, adapta l’appareil de Galilée à ses propres besoins et l’utilisa pour mesurer la température des malades. Sensible aux variations de la pression atmosphérique, cet instrument ne permettait toutefois pas d’effectuer des mesures précises. Pour parer à ce défaut, le médecin français Rey inventa en 1631 le thermomètre à liquide. Rempli d’eau, celui-ci avait comme grand point faible d’être incapable de mesurer les basses températures. Au cours des années suivantes, différents fluides furent testés.

En 1714, l’allemand Fahrenheit mit au point le premier thermomètre à mercure et établit en outre sa propre échelle de température, encore utilisée aujourd’hui aux USA. En 1736, respectivement 1740, les Suédois Celsius et Linné définirent une nouvelle graduation, en choisissant comme références les points de congélation et d’ébullition de l’eau. A l’heure actuelle, les thermomètres en verre classiques fonctionnent toujours selon ce principe. Ils sont cependant progressivement supplantés par les instruments digitaux ou à infrarouge modernes.




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Dr. Priska Binz Nocco Dr. Priska Binz Nocco
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